Depuis peu je me suis installée au Havre pour oursuivre mes études à l'université. Pour l'instant
l'anneé n'a pas encore débutée et je me retrouve seule dans mon nouveau "chez moi". Seule. Le mot qui fait frémir et ravir les TCAsiennes. Je n'échappe pas à la règle. Pour les
non-initiée, seul signifie beaucoup de choses, pour vous, il peut être évocateur de liberté, de tranquilité et (moins drôle) ennuis. Pour nous, pour moi, c'est le synonyme de frigo pour toi toute
seule, toilettes sans surveillance, personne pour savoir si tu manges aux repas et possibilités de culpabiliser, de se renfermer sans que personne puisse venir à ton secours, car tu es
SEUL.
Une semaine, deux petit dérapage dont un, vraiment, il faudra me l'excuser : mon amour des pommes en a pris un coup, je les mange à la main sans les couper (je ne le
ferais plus !) sauf que la au 3/4 j'y ai jetter un coup d'oeil, j'avais mangé la moitier de la colonie de perce-oreilles qui avait élu domicile dans mon fruit préféré ! Au le coeur et compagnie,
aux toilettes et boujou !
Mais ça, c'est pas grave, je vais en rire (dure quand même). Ce qui m'a traquassé ce sont les rêves qui ont hanté mes nuits, me poursuivant au petit jour et durant
le reste de la journée.
Je suis dans un car de voyage, il fait nuit dehors et je me guoinfre de pain et de chocolat. Je suis à côté du
conducteur qui est appelé à l'arrière parce que quelqu'un est malade et à vomi. C'est la que je me rend compte que j'ai beaucoup mangé et que je suis dans un car qui roule, qu'il n'y a pas de
toilettes où vomir et que je vais rester avec tout ça en moi. Dehors, par les fenêtres, je vois sur la route des proxenettes qui présentent aux voyageurs de jeunes prostituées ligotées, en pleurs
et nues, d'une maigreurs extrêmes. Certaines avaient leurs os qui saillaient tellement qu'ils perçaient leur peau grise.
Ailleurs. Je suis à pied avec mon père et une monitrice de l'auto-école. Je les préviens que je ne me sens pas bien, que j'ai envie de vomir, qu'il peuvent passer
devant pendant que je fais ma petite affaire, je les rattraperais. Toujours du pain et du chocolat au fond de l'estomac, il faut que je l'enlève. Mon père fais demis tour, me laisser seuls, non,
il ne faut "pas le prendre pour un con", si je vomis, ce sera devant lui. Tétanie de ne pas pouvoir rendre. A quatre pattes, devant lui, j'essaie de régurgiter sans l'aide de mes
doigts le cdontenu de mon estomac, mes seules quelques céréales sont expulsées.
Je tente de prendre le bus, mais la ville (qui est celle du Havre) est vide, il n'y a personne. Encore moins de bus. Puis deux personne viennent, une fille, trés maigre,
et un garçon plutôt jeune. Fond sonor de chemin de fer, de roues qui crissent quand elles tentent de s'arrêter en vain. Le jeune garçon va pour monter dans un bus surgit du néans, et je
découvre à sa place un tableau blanc sur lequel est inscrit en rouge "Aide moi, Aide moi, Aide moi" je me raproche pour écrire mon adresse Internet mais la fille crie, fort, aigüe, elle me
frappe.
Je rêve. Je rêve que que rêve et que je suis dans un jardin d'enfants. Je suis assise sur un "tape-fesses". J'attend. J'attend mon amie morte. Elle est morte d'anorexie
il y a trois mois. Mais je l'attend, je pense qu'elle va revenir. Et j'ai peur. Peur de la voire avec de la terre dans les cheveus, de la peau grise et décomposée. Mais comme c'est un rêve
elle apparaît, elle me sourit et me regarde à travers ses lunettes. "Tout va bien, je vais revenir"
Autre endroit. Peur encore. Cette fois, c'est toi, Mélanie. Tu luttes, allongée dans ton lit à couverture rose. Je viens te voir. Puis je te découvre
inerte.
Pourquoi est ce que je me détraque comme ça ? Pour les arrets de bus et la ville du Havre, rien de plus compréhenssible : j'ai passé ma journée à touner en
rond pour trouver quel arret de bus est le plus proche de mon nouveau domicile et à courir après la ligne 1. Pour la présence de mon père, je pense que c'est parce que la dernière fois que
je l'ai vu ma mère m'accusait d'avoir vomi (et c'était faux), sauf que là, c'est mon père qui est resté graver avec l'expression dont je me passerais bien "Faut pas me prendre pour un
con". Je penseque je n'ai pas fais le deuil de mon amie morte et que l'absence de nouvelle de Mél' m'a inconsciement beaucoup inquiètée et si l'on rajoute celà à ma peur extrême de la mort, je
m'explique les filles cadavériques sur le bord de la route. Anorexie = prison, peut être bien le message transités par les cordes qui les attachaient. pourquoi des prostituées, pourquoi
rêver de vomir et de ne pas y arriver, pourquoi cette peur de garder ?
Avis aux apprentis "freudiens", je suis ouverte à toutes les explications.
Sinon, beaucoup plus léger, j'ai rêvé que j'étais Superman et que je volais à des allures folles fesant des "rase mottes" effrayantes. (Si vous voulez savoir, non je ne "déconne pas", non,
je n'ai ni fumer, ni bu, ni regardé la ligue des justiciers et autres films avec super héros sauvant la Terre toujours à la dernière seconde !).