Le mal être
Derrière chaque compulsion alimentaire, anorexie, boulimie, frénésie se cache un mal être qui à pour concéquence des résultats souvent dramatiques pour ce qui n'était au départ qu'un petit régime... Bon nombre de TCAs s'inscrivent dans un idéal social, dans une histoire familiale ou des relations personnelles. L'obstination à vouloir suivre un régime hypocalorique plonge certaines personne dans la prison terne des TCAs, troubles dont la guérison passe par un traitement multifactoriel.
Un petit régime, ça ne peut pas faire de mal
Quand on fait la chronologie des TCAs, on s'appreçoit qu'au commencement ilo n'y a qu'un régime. Il n'y a donc là pas que pure affaire d'alimentation.En effet, 70% des malades anorexiques ou boulimiques sont entrées dans la maladie suite à un régime. Le régime est socialement normale voire innévitable. Il n'est donc pas question de "simple affaire de manger". Il faut bien prendre conscience que derrrière chaque TCA, il y a un mal être avec ses conséquences nutritionnelles, voire mortelles. Pour beaucoup de malades, les TCAs sont l'expressions d'un manque de confiance en soi et surtout de souffrances que l'on ne veut ou ne peut exprimer. On y tombe sans s'en rendre compte et on y souffre pendant des années perdant ce qui nous est le plus cher : amis, famille, vie sociale, temps et energie. Quand le reveil arrive, parfois, il n'a rien de celui de la Belle au Bois Dormant car le malade doit se reconstruire une vie et panser les plaies.
Du petit régime au vrai drame
L'anorexie et la boulimie comme tous TCAs sont des maladies douloureuses tant pour les malades que pour l'entourage. Pour s'en sortir il faut de la perséverance et du temps, parfois de la rage. Mais sachez que la vie en vaut la peine et que tenter le coup sera à long terme beaucoup moins douloureux que de rester dans la maladie, on PEUT en revenir et généralement sans séquelles. La guérison n'est pas un but en soit mais une épreuve certe, où l'on apprend à se connaître et aussi (et c'est important) à s'accepter et à se respecter. Avec l'entourage médiatique qui se tisse, les TCAs sont devenus les "maladies du siècle", en effet, bien plus fréquentes qu'il y a vingt ans. On les comprend de mieux en mieux mais il reste encore des zones d'ombre qui laissent la porte ouverte à pas mal d'erreurs , retardant la prise en charge et éloignent de la guérison.
Un traitement long et douloureux, significatif
Lorsqu'il y a prise en charge, c'est une véritable épreuve qu'il faut affronter, aussi bien pour les malades que pour l'entourage et également les thérapeutes. Le fait de rompre avec la maladie est pour le sujet quelque chose de particulièrement déstabilisant : peurs et angoisses sont réactivées, décuplées. Les sentiments ressentis sont omniprésents : nullité, culpabilité, impression d'être seul au monde et incompris. Les scientifiques ont appris ces dix dernières années que ces troubles sont comme une drogue, chose ressentie par 90% des anorexiques et près de 98% des boulimiques. C'est une prison de verre que l'on s'est construit pensant qu'il s'agissait d'un concon, en sortir devient difficile. La liberté fait peur quand le monde change alors que l'on a tout fait pour qu'il reste figé...