bref retour
Ca fait un petit moment que je ne suis plus passée par ce blog, à vrai dire je suis plutôt branchée sur l'autre, qui est plus facile d'utilisation.
Mon humeur de plus en plus dépressive en est aussi peut être la cause.
Quel est le poid des regrets, poigant mon coeur, ils s'infiltrent loin loin dans ma tête, emprisonne mon être. Mon petit coeur en est rempli, si vraiment les divinités egyptiennes le déposaient sur la balance, la plume d'Isis en serait propulsée à des kilomètre de hauteur. Depuis plusieur semaines la boulimie m'habitent, m'enferme dans un enfers de bouffe et de chasse d'eau. Ma journée se décompose entre une journée que je passe à essayer de réviser pour mes partiels davant une tasse de café, puis une pomme, puis du lait, puis du pain, puis des yaourts, des céréales, du chocolats, des biscuits. Finalement, c'est la tête tantôt dans le frigo, tantôt dans le placard, loins de mes cours que je commence ma journée, que je vais la continuer, et même la prolonger juque dans la nuit.
Je n'en peut plus. Je cherche à trouver un équilibre mais dès que j'ingurgite quelque chose, c'est comme remplir le tonneau des Danaïdes : je ne peut plus m'arrêter. Depuis quelques jours, je tente de retrouver la pureté de mon anorexie restrictive. J'abandonne au fur et à mesure l'idée d'une vie à nouveau normale, si tentée quelle fut normale.
J'ai déjas compris ce que me faisait dévorer tant. Je soupsonnais déjas mon stress, celui de mes partiels, de mon impression de ne pas pouvoir y arriver. Bien plus que ça, c'est une interrogation, une remise en question de mon avenir. Toutes ces connaissances que l'on veut nous faire ingurgiter, que l'on nous demande de restituer sur nos copies, tout ce que j'aimais tant et que les enseignants, en me rabaissant sans cesse, ont fini par m'inspirer un dégoût vomitif. Pour mes études, j'ai sacrifiéce que j'aimais, ce qui me faisait vibrer : la guitare, le cheval, le tennis, mes amis et ma santé. J'ai tellement peur de ce qui va se passer, de cette inconnue.
Mon professeur de sociologie dit que ceux qui ne savent ni ne peuvent s'exprimer par la parole, le font par le corps. Chez les ados, cela se ressent par l'habillement et le maquillage : parfois provocant, chocant, voire à la limite de l'obscène, c'est un moyen de rompre le lien qui nous rattache à nos parents, de jouer avec les règles d'une autorité dont on veut tester les limites, un besoin de se revendiquer comme un être unique. les jeunes filles qui rentrent dans l'adolescance découvrent les mutations de leurs corps, assumant mal les remarques des garçon sur leurs seins naissants et les hanches enfantines des leurs amies quand les leurs s'arrondissent de jours en jours. Une des solution, se cacher sous des pulls qui descandent jusque aux genous. Puis d'un coup, aller savoir ce qui c'est passé, un "bombe" sexuelle sort de sa chambre, on assume et on montre, j'ai 14 ans, mais je suis quand même une femme !
Moi, je suis dans un mal être qui me ronge, mais je ne veut pas le dire, je ne veux pas que mes parents puisse voire que je me casse la figure vitesse grand V dans mes études, que l'histoire qui m'est enseignée me dégoûte, que ma vie m'ennuie. Manger c'est comme pleurer et crier en même tant contre ces fichus cours. A l'instar de ce que l'on nous demande de faire, j'ingurgite et redonne, je bouffe et vomi. Mon corps que je vois énorme, je veux l'épurer, je veux voire mes os, je veux que l'on voit que je suis triste. Ce n'est pas la solution, je le sais, depuis ma sorti de l'hôpital, je lutte pour trouver un équilibre alimentaire qui ne soit pas trop envahissant, mais quand je fais le point sur ce qui dirige ma vie, deux choses : les cours et la bouffe. Pas étonnant que je m'ennuis. Ma vie sociale est au point mort depuis ma terminale : en deux ans, 2 sortie au ciné,1 Noël potable, 3 hôspitalisations, plus de sport, des milliers de larmes,..., la colère réitérée des parents.
Pour l'instant, ce qui me sauve, ce n'est pas mes parents, leur argents et leurs reproches, malgré mes paroles qui les encenssent et le temple d'admiration et de dévotion que je bâtis de jours en jours ; ce sont mes amis, qui me soutienneent et qui même s'ils ne me comprennent pas, ne me jugent pas, ni ne me conseillent d'allieur. Au début, j'ai pris ça pour de la lassitude ou du désintérêt, mais en fait ils ne veulent pas aggraver une situation qu'ils ne métrisent pas, ils m'écoutent, me prêtent leur épaulent et leur bras et surtout leur patience, et ils répondent simplement : "Ca va aller, c'est fini, viens, on va allieurs, construire un bon moment certes éphémère mais dont le souvenir te restera toute la vie et auquel tu repenseras quand ca ira mal", "Nous, on sera toujours là pour toi". Et c'est vrai, malgré mes accès de mauvaise humeur et toutes les choses méchantes que j'ai pu cracher, ils sont encore là.
Je ne peux que leur dire merci, merci de retisser le fil que les Parques tailladent de leur lame.