Société de (sur)consommation
Manger. Un acte naturel. Un acte de survis. Un acte qui devient pour certains un combat. Nous sommes dans un pays riche où le liberalisme pousse les entreprises à être toujours au meilleur de leurs capacités au risque de se faire évincer pas ses concurentes. Nous sommes également dans une société de consomation ; consomation de biens qui passent par l'habillement, l'ameublement, la prochaine destination de vacances et évidemment, la nourriture. Alliance de ces deux sociétés et vous avez une société libéraliste où le but est que vous consomimez toujours plus sinon un riche PDG décidera de licencier quelques dizaines de travailleurs pour ne pas être en déficite. C'est alors que nous sommes assaillis de publicités vantant le goût fabuleux de ces gâteaux, l'arôme intence de ces glâces, le velouté de ces yaourts tandis que des bandeaux du ministères de la santé clament qu'il faut "manger ni trop gras, sucré ou salé" et que sur les affiches des grands magasins jusque sur nos catalogues de vêtements des mannequins montrent ce que doit être la femme de maintenant : mince, mais pas seulement. Si l'on regarde avec un oeil critique les produits proposés aux femmes, ils sont pratiquement tous à des fins esthétiques : crèmes remodelantes et anti-cellulites, crèmes anti-âge, anti-rides, anti-cernes, anti-bourrelets, anti-boutons, rouge à lèvres et fonds de teint anti-imperfection, déodorants anti-transpirant, dentifrices anti-tâche et j'en passe. Moi, j'aimerai qu'ils commercialisent le cerveau anti-culpabilité et le sourire anti-con !
La femme doit être une femme qui se rapproche le plus possible du canon de la beauté prôné par notre société : une femme mince, sans âge, sans graisse, active, sans soucis, une femme qui n'existe pas.
Une femme est avant tout un être humain (si ! si !) qui a reçu le don de pouvoir donner la vie. Pour cela, il lui faut de la graisse et a fortiori, un certain poids. Il est donc normal qu'elles aient des hanches, des fesses, que leur cuisses se touchent (si, c'est normal !). Je rajoute même qu'une femme avec des rides est loin de devenir laide, les rides ne sont pas autres choses que le signe de la maturité et d'une vie vécue. Seuls les morts ne vieillissent plus. La vieillesse est malheureusement traduit comme un signe de faiblesse et entraine l'exclusion sociale, et cela ne touche pas que les femmes.
Je blâme la société dans laquelle nous vivons, mais est-ce seulement que sa faute ? Je pense que nous aussi en tant que consommateurs, nous, en tant que femmes, nous entretenons le cercle vicieux dans lequel nous nous sommes enfermés et dont il semble que nous ne pouvons pas sortir. Fut un temps où les femmes bien en chaire elles aussi des canons de la beauté : Boule de suif n'est qu'un exemple littéraire des Vénus que l'on trouvent dans nos musée ou de Marilyn Monroe qui s'habillait en taille ...42 ! Mais ce signe de bonne santé, de richesse (car il prouvait que l'on avait de quoi se nourrir) et de grâce est remplacé par la vision de la sédentarité et de la non maîtrise de son corps. Ainsi le péché n'est-il plus si mignon ! Pour ne pas être exclu, il faut être mince, jeune, dynamique, intelligent ou du moins se rapprocher toujours plus de cet idéal. Attention, je ne dit pas que les gens attendent tous d'avoir a faire à cette catégorie de personne et que tous ceux qui présentent le moindre défait est mis de côté, mais juste qu'une personne présentant un surplus pondéral devra faire plus d'effort pour se faire accepter parmi le plus grand nombre comparé à une personne mince.